Spirou prestissimo

L’Homme qui ne voulait pas mourir est, c’est le moins qu’on puisse dire, un album dynamique. Le ton est donné dès les premières pages : Spirou, à bord d’un Fantacoptère dont on n’avait plus entendu parler depuis des plombes, sauve la vie d’un vieux grincheux verdâtre qu’un camion s’apprêtait à aplatir. Loin d’être reconnaissant, le vieux s’en va sans demander son reste et, pouf, pas de bol, tombe sur ce cher Tanzafio et ses potes russes syndicalistes. Sur ces entrefaites, Fantasio débarque, tout le monde se poursuit dans la joie et la bonne humeur, Spirou s’en mêle sans tarder, tout explose, et la joyeuse bande part à la recherche de l’Eldorado. Voilà, tout ça en quelques pages.

Sans conteste, on est très loin de la maturité qui caractérisait les albums de Tome et Janry, mais s’agit-il pour autant d’un mauvais album ? Plongés dans un contexte très « familial », Spirou et Fantasio retrouvent un peu l’esprit qui fut le leur à une époque, sur lequel se plaque le style très « animé » et coloré de Munuera. En fait, le gros manque de profondeur de cet opus est en quelque sorte rattrapé par le rythme infernal auquel sous soumis nos héros dans cette course-poursuite ininterrompue : ça ne casse pas trois pattes à un canard sauvage mais ce n’est pas forcément à jeter non plus. Un album pop-corn en somme, pas de quoi pleurer des larmes émerveillées mais tout au plus ça fait sourire et amuse un moment.

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