Du Nick Hornby SF ?

Vous reprendrez bien un peu d’uchronie saupoudrée d’humour anglais ? Allez, ça ne se refuse pas. S’il y a bien un roman que j’étais content d’ouvrir, c’est bien celui-là : comment réagir autrement quand une quatrième de couverture annonce fièrement un mélange d’uchronie, de thriller… et de comédie romantique gay ? Et si en prime elle cite Douglas Adams ? Bref, toutes les meilleures raisons de penser que Stephen Fry avait pondu là un roman fait pour moi.

L’idée de base du bouquin, comme pour toute uchronie, est la modification d’un élément pivot de l’Histoire telle qu’on la connaît. Ici, par volonté de ne pas trop en dire, j’évoquerai simplement que ça tourne autour du nazisme et de la vie d’Adolf Hitler. L’originalité ici, c’est que la modification en question fait partie intégrante du roman. Lorsque nous parcourons les premières pages, nous sommes aux environs d’une fin de XXème siècle tout à fait honnête et reconnaissable, à Cambridge. Nous y suivons Michael Young, un doctorant en Histoire qui, sur le point de remettre sa thèse, fait connaissance avec un vieux professeur de physique occupé à mettre au point une machine permettant d’observer directement le passé.

Le faiseur d’histoire est divisé en deux Livres. Pour ce qui est du premier Livre, il mêle allègrement la comédie à la façon de Nick Hornby (Michael Young pourrait être un de ses personnages), incursions dans le passé et science fiction par petites touches. Quant au second livre, je vous laisse la surprise. A propos de la forme, Stephen Fry se permet de faire joujou en passant de temps en temps de la prose tout ce qu’il y a de plus classique à un style « scénario de film ». Personnellement, les passages écrits façon scénario m’ont moins convaincu, mais je salue l’idée.

En fait, histoire de conclure sans trop en dire, j’ai trouvé ce roman admirablement bien fait, passionnant tout en étant en plus drôle. Les six-cent pages de la traduction française se boivent comme du petit lait, l’occasion d’ailleurs pour moi d’applaudir le traducteur (je l’oublie trop souvent, celui-là). Voilà, il s’agissait bel et bien d’un roman fait pour moi, je suis content.

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