Mon amie la boue (2)

Vendredi matin, me voilà réveillé avant 10h par le soleil qui nous fera l’immense honneur de rester présent toute la journée. Pourtant, rien ne m’aura vraiment marqué durant l’après-midi. La prestation des Hurlements d’Léo m’est passée par-dessus la tête, tout comme le concert de Two Gallants. Allez savoir pourquoi, parfois la sauce ne prend pas. J’ai finalement dû attendre le rap américain d’Ice Cube vers 19h pour me réveiller. N’étant pas familier du genre, je serais bien incapable d’en dire plus, hormis que je me suis bien amusé. Ensuite, sans doute tenaillé par la faim, j’ai décidé de retourner au camping, manquant par la même occasion les concerts de Mogwai et des Klaxons. Y’a des jours comme ça…

Ou alors, il s’agissait de rester en forme pour le gros morceau de la journée : Pulp. Ce groupe, j’en parle comme si c’était LE groupe à ne pas manquer, alors que je ne le connaissais pas le moins du monde il y a six mois (ou vaguement de nom). Bref, durant ces six derniers mois (à Prague, donc) j’ai eu l’occasion de me mettre à jour et de découvrir environ la moitié de leur discographie et la majorité de leurs tubes. Je ne sais pas si c’est lié, mais ai-je besoin de dire à quel point ce concert était génial ? A quel point Jarvis Cocker est un showman hors du commun ? Une petite vidéo vaut mieux qu’un long discours de toute façon, mais quand même : quel pied.

Après ça, je n’attendais plus que Vitalic. Enfin ! Après l’avoir raté à Dour il y a quelques années, et à Werchter l’an dernier, enfin j’allais voir ce DJ dont j’adore les deux albums studio. Eh ben finalement non. Mal positionné, je n’en ai entendu que les basses, et je ne suis même pas sûr d’avoir reconnu le moindre morceau (peut-être parfois, en tendant bien l’oreille). Déception. Passons tout de suite au samedi.

Comme la veille, le soleil a pris un malin plaisir à me réveiller vers 9h30 en surchauffant ma tente, sauf que cette fois-ci il s’est retiré bien rapidement (le temps de me laisser émerger) pour laisser place à de gros nuages menaçants. Merci mec, toujours un plaisir. Je me suis pointé sur le site vers 16h30 pour le concert des Ogres de Barback. Cela devait faire trois ou quatre ans que je ne les avais plus vu (ni entendu d’ailleurs, n’étant plus trop fan de leurs albums), et c’est avec plaisir que j’ai assisté à la prestation des quatre frères et sœurs. Avec plaisir mais pas plus, j’ai probablement changé et deux aussi. J’ai continué l’après-midi en allant jeter une oreille quelques minutes à la pop australienne d’Architecture in Helsinki (après les catalans suédois, voici les finlandais australiens), avant de succomber à la nostalgie et d’aller faire des bonds sur le ska-punk de The Locos (même pas honte).

C’est peu de temps après ça que l’apocalypse eût lieu. Le déluge biblique, la drache nationale qui, en une soirée, a transformé le festival en une gigantesque patinoire boueuse. Par chance, toutes les scènes ont tenu le coup et les concerts ont continué à fonctionner sans problème. Les artistes se produisant sous les tentes ont dû particulièrement apprécier l’afflux de festivaliers venus se protéger de la pluie. J’en étais, et ça m’a valu une bonne surprise : 13 & God, projet réunissant The Notwist et Themselves (enfin on se comprend). Titillé par la présence de The Notwist, je comptais vaguement aller les voir sans pour autant en faire une priorité. Déluge aidant, je me suis précipité sous La Petite Maison dans la Prairie pour assister à cet étrange mélange de rock mélancolique (The Notwist) et de hip hop (Themselves). Et le moins qu’on puisse dire c’est que la sauce a magnifiquement pris, de loin mon meilleur concert de la journée !

La suite du samedi, toujours sous un déluge parfois vaguement interrompu, s’est faite sous la Last Arena (en gros, sous la pluie). A 22h30 : deuxième légende de brit pop, Suede. Alors oui, bon concert, belle prestation, très pro, mais je n’en ai pour autant pas retiré grand-chose. Clap, la suite : House of Pain. Eux, je les cite plus pour l’anecdote qu’autre chose car je peux tout au plus dire que je pense avoir aimé, mais que pour le même prix je peux tout aussi bien m’être emmerdé. Par contre je suis à peu près certain de m’être endormi sur place, debout, terrassé par la fatigue. Et du coup voilà, j’ai raté la disco atmosphérique de Lindström (qui jouait en même temps) ainsi qu’Aeroplane, qui jouait après. Aeroplane j’ai bien essayé d’y jeter une oreille, mais peine perdue, c’était un coup à m’endormir sous le Dance Hall (et dieu sait ce qui aurait pu m’arriver).

Passons donc au dimanche ! Quoiqu’en fait non. Après une nuit dans une tente ayant préalablement pris l’eau, il semble que mon organisme ait tout fait pour m’éviter une nouvelle nuit dans ces conditions-là. Bonjour madame la crève, et un tout grand merci de m’avoir empêché d’assister à Metronomy, Public Enemy, Blood Red Shoes, Shantel, Pendulum et Kap Bambino (damn, ça fait maaaaaaal). Ca aurait pu être une très bonne soirée. Il n’empêche, ce fut malgré tout un très bon festival, et si le temps avait été un peu plus de la partie ça aurait presque été parfait.

 

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