Mon amie la boue (1)

Et de cinq ! Cinq ans maintenant que je squatte le camping du Dour Festival au milieu du mois de juillet, et six ans que je me ballade de scène en scène sur le fameux « site de la Machine à Feu ». Chaque édition me réserve son lot de surprises et je ne peux jamais dire dans quel état j’en ressortirai. Cette année, c’est avec quatre coups de soleil et un très méchant rhume que j’ai quitté, anticipativement, le festival, mais j’y reviendrai plus tard. Comme à chaque fois, j’ai débarqué sur le camping la veille de l’ouverture du site, accompagné de pas moins de 22000 campeurs (13000 s’y ajouteront le lendemain). Ma plus grande crainte : le temps. Par chance, la pluie s’est calmée durant l’après-midi, nous laissant l’occasion de monter les tentes au sec.

Avant d’aborder les concerts, je m’arrête deux minutes sur l’organisation du site, qui a été quelque peu modifiée cette année. Changement majeur : la suppression d’une des deux scènes extérieures, la Red Frequency Stage (que j’appréciais beaucoup pour son côté peinard et un peu excentré de l’agitation) au profit de deux nouvelles scènes couvertes à thème : De Balzaal, consacrée à l’électro et particulièrement au dubstep, drum&bass, etc, et la Cannibal Stage, consacrée au metal (une scène qui était apparemment déjà présente bien avant que je commence à fréquenter le festival). Vu le temps qu’aura connu la région cette année, une scène extérieure en moins n’a strictement posé aucun problème. Par ailleurs, je salue aussi la disparition de cet insupportable pont en métal qu’il fallait traverser pour accéder au site du festival : beaucoup de temps de gagné à chaque fois et bien moins de risque de s’éclater la tronche.

Et les concerts, donc. Jeudi fut une excellente journée à cet égard, peut-être même la meilleure. J’ai commencé gentiment avec le groupe pop-rock belge Great Mountain Fire, qui m’a plutôt bien plu voire même convaincu à mesure que le concert avançait. Le groupe fut par ailleurs bien aidé par la foule se massant sous le chapiteau, probablement par intérêt mais encore plus probablement à cause du déluge s’abattant sur Dour à ce moment-là. Par chance, la pluie a fini par se calmer pour le concert de ces cinglés de Misteur Valaire. Misteur Valaire, c’est québecquois et ça fait du hip-hop teinté d’électro. J’avais découvert ce groupe en scrutant le line up du festival quelques jours auparavant, conquis, mais j’attendais le live pour leur vouer un culte : c’est chose faite, je n’ai plus qu’à acheter un autel. Blague à part, leur show frise la perfection, l’humour servant de support à une musique splendide, le tout joué avec une sacrée classe.

21h tapante : l’heure de Kyuss (ou plus précisément de Kyuss Lives!). Il paraît qu’on a tous eu du bol, le bassiste Nick Oliveri aurait pu à peu de chose près se retrouver en prison au même moment. Mais bref, Kyuss, je connais finalement assez peu mais ça ne m’a pas empêché de beaucoup apprécier leur concert à sa juste valeur. Voilà. Un groupe que je connais par contre bien et que j’attendais avec une certaine impatience, c’est Foals, qui jouait juste après et sur lequel je me suis éclaté comme rarement. Je les avais découverts à Dour en 2008 avant qu’ils acquièrent leur renommée actuelle, et j’avais déjà adoré à l’époque. Cette année, leur set était composé majoritairement de morceaux du second album (Cassius, le single du premier, est même passé à la trappe) et le concert m’a donc laissé une impression différente (moins rock, plus pop), sans que ça ne me dérange le moins du monde.

Dernier concert de la journée : I’m From Barcelona (qui sont en fait suédois). Programmé initialement à 20h, ils ont finalement joué vers une heure du matin sur la scène principale pour je ne sais quelle raison. Ce fut un concert plutôt incongru étant donné que leur musique se prête plus à être jouée sous le soleil, mais j’ai tout de même passé un très bon moment en compagnie des quatorze musiciens du groupe. Après ça, et à mon grand désespoir, mes pieds ont simplement cessé de me porter et j’ai été obligé d’aller me pieuter. A noter, avant la prestation des catalans suédois, le concert de Cypress Hill que j’ai suivi de loin sans qu’il me donne envie de m’approcher (pas aidé non plus par un mal de tête assez violent).

(La suite est écrite, mais point trop n’en faut.)

Post scriptum hors sujet : je continue à poster de temps en temps des photos de Prague que j’ai pas eu l’occasion de poster ici, mais sur mon tumblr.

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3 réponses à Mon amie la boue (1)

  1. Emilien dit :

    la Red Frequency Stage (que j’appréciais beaucoup pour son côté peinard et un peu excentré de l’agitation)
    Surtout le jour où Atari Teenage Riot y a joué :D

  2. Nonivuniconnu dit :

    Bien vu ! J’avais plus en tête les après-midi au soleil que les soirées, c’est clair que là ça n’avait plus rien à voir.

  3. Clovis dit :

    Voilà, t’as vu Misteur Valaire et t’as aimé le live. C’est la joie ça quand même (oui je suis fan depuis une semaine. Oui je te déteste amicalement!)

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