Promenons-nous dans les bois

C’est dimanche, j’ai la gueule de bois et internet m’a, une fois encore, abandonné. J’écris donc cette note d’un petit café bien sympa situé dans le centre-ville : le café Ebel. Il y fait calme, le café y est bon et c’est notamment l’idéal pour bosser ou se poser un peu. Et puis comme à peu près partout (sauf chez moi), il y a le Wifi, et là présentement ils diffusent du Pearl Jam.

Cela faisait longtemps que je n’avais plus écrit, et cela est essentiellement dû à plusieurs facteurs. Tout d’abord, je crois m’être bien acclimaté à la ville, du coup j’ai un peu perdu cette sensation de découverte permanente, après mon retour de Budapest j’ai donc surtout vécu au jour le jour sans forcément partir en quête de nouvelles merveilles : j’ai vécu peinard, en gros. D’un autre côté, c’est aussi la période des examens, il  a donc fallu que j’étudie (un peu) et que je finisse un ou deux travaux, ce qui a tendance à occuper au moins une partie de mon cerveau et à limiter mes déplacements. De ce côté-là ça se passe d’ailleurs plutôt bien, j’ai passé trois examens dont un est d’ores et déjà réussi, quant aux autres j’attends toujours les résultats mais ça ne saurait plus tarder. Il me reste un examen et un travail à écrire, autant dire que je ne suis pas franchement étouffé par la pression.

Un panneau de signalisation près d'un petit canyon

Après ce mois un peu plus calme, l’envie de me dégourdir les jambes m’a quand même pris et j’ai donc sauté sur l’occasion quand un « hiking trip » d’une journée dans les environs de Prague s’est organisé. Hier matin donc, hop, on the road again, direction la gare pour prendre le train à destination de Srbsko, à environ 45 minutes de Prague (on est loin des 8h de bus pour Budapest, ok). S’arrêter à Srbsko n’était en soi qu’un prétexte pour marcher à travers bois en direction de Karlštejn (prononcez Karlchtein), ville connue pour son château dans lequel a vécu le grand, le vaillant Charles IV, le roi qu’il est tout simplement impossible d’éviter quand on vit à Prague (le Pont Charles ? C’est lui ! L’Université Charles ? C’est lui ! Les billets de 100 couronnes ? C’est lui ! Etc…), pas n’importe qui donc.

Velka Amerika, et pour info on a mangé au dessus d'un des deux flancs du canyon

Mais n’allons pas trop vite. Avant d’arriver à Karlštejn, le but était de marcher et de s’épuiser, ce que nous avons d’ailleurs plutôt bien réussi, le tout en pleine nature (ce qui a fait beaucoup de bien aux citadins que nous sommes devenus) et en croisant de temps  à autres de biens jolis endroit, des petites cascades par exemple, des mines ou encore des espèces de petits canyons (Mala Amerika et Velka Amerika, à traduire par Petite et Grande Amérique). Le temps n’étant ni étouffant ni dégueulasse, c’était juste l’idéal, d’autant que par une espèce de chance incroyable nous avons fait preuve d’un timing parfait : s’arrêtant au sommet d’un canyon pour manger pile au moment où les nuages s’écartent, et stoppant une demi heure dans un bar au milieu de rien (22 couronnes la bière, si si !) quand la pluie se décide à tomber.

 

Un château, des arbres, etc

Nous sommes arrivés à Karlštejn après environ 6 heures de marche, conservant assez d’énergie pour visiter les alentours du château. Au passage, c’est vraiment un château fort comme je me les imaginais quand j’étais gosse, avec le donjon, les meurtrières et tout ce qui va avec, ce qui n’est pas si étonnant quand on sait qu’il a été construit au 14ème siècle (par Charles IV donc, qui y en a fait sa résidence, notamment pour « se reposer, chasser ou recevoir des visiteurs importants », m’indique Wikipédia).

Et voilà, en gros cette journée de marche m’a fait beaucoup de bien. A part ça, le lieu du défunt café Meduza a réouvert, sous un autre nom mais avec la même équipe de serveurs. Bien évidemment, impossible de s’empêcher d’aller y jeter nos papilles gustatives dès le soir de l’ouverture. Bonne surprise donc à l’arrivée quand le serveur habituel nous a amené nos bières sans attendre qu’on les demande, en ajoutant que c’était gratuit pour cette fois. Ca c’était le point positif, pour le reste je ne comprends tout simplement pas ce que le propriétaire a essayé de faire : en gros, la déco est comme avant mais en moins bien. Le même style de cadres attachés au mur, mais moins (du coup ça fait vide), des tables en bois mais trop hautes (pas facile de se parler quand la table est grande), et la Svijany remplacée par une bière banale, la Bernard, qu’on trouve dans plein d’autres bars (et que je n’aime pas trop, par-dessus le marché). Cela dit, ça ne m’a pas empêché de m’y sentir un peu à la maison, d’ailleurs j’y retourne ce soir.

 

Plutôt bien installé, le Charles IV

Voilà, à part ça il fait beau, comme la majorité du temps depuis que je suis à Prague. Je souhaite qu’il en aille de même de là où vous me lisez, je termine ma tarte aux framboises et je vous dis à bientôt !

Website Pin Facebook Twitter Myspace Friendfeed Technorati del.icio.us Digg Google StumbleUpon Premium Responsive

Ce contenu a été publié dans Carnet de vieilleries, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

3 réponses à Promenons-nous dans les bois

  1. Alain dit :

    Oufti ! J’suis dans un bar, à Prague. J’m’y sens comme à la maison. Me reste un examen. Peinard.
    Moi, j’suis né trop tôt. Pour sur !
    Jaloux qu’je suis ! J’ai trimé, moi ! De mon temps, c’était à la dure, à Pr…oximité (et non pas à Pr…ague). Forcément, j’my sentais comme à la maison … vu que c’était à la maison (… ou au Pub).
    UN examen ? ! ? Un REVE ! sinon s’il ne restait qu’un examen de passage…
    La délibé : à plusieurs ils ont dû s’y mettre pour arriver à ce qu’ils n’aient plus à me voir. (Et moi : j’étais SEUL contre tous ceux-là ! Pas facile, de mon temps).
    Mais : pis encore : les Diables Rouges et autres équipes de clubs belges évoluaient au sommet du foot européen, voire mondial. Je me dis qu’aujourd’hui c’est trop facile : le sommum de la saison c’était en septembre : Anderlecht-Patrizan Belgrade…
    Arnaud : un « tip » : profites-en pour commencer à rédiger un « Guide du comptoir » ! Succès assuré !
    Sans blague : j’te souhaite bon boulot, bon temps, bonnes bières, bonne musique, et bons…bons. A+

  2. Catheirne dit :

    Encore quelques semaines pour emmagasiner des souvenirs , des images, des odeurs, des sons de la Bohême! Même si quelques examens s’y mêlent… ils feront bientôt partie de ces réussites de ton Erasmus à Prague!
    Gros bisous Arnaud!

  3. Alain dit :

    Bohémien, va !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *