Verticalement, quatre lettres : divin dessert

Le flan. Voilà un mot, un met, bien singulier. Comment résumer en quelques lignes la fascination qu’exerce sur moi cette délicieuse preuve de l’ingéniosité humaine et de la vigueur de sa civilisation, laquelle peut être drôle jusque dans la nourriture ?

Un flan, premièrement, c’est mou, donc inoffensif. Mais un flan peut aussi se caractériser par sa stabilité : remuez légèrement un flan, il se contentera de se secouer sensuellement jusqu’à recouvrer sa stabilité pleine et entière. Il s’agit d’un savoir vivre indéniable. Le flan, de plus, est variable : caramel, chocolats fruits divers, il s’adapte et c’est tant mieux pour tout le monde. Il ne s’adapte d’ailleurs pas que pour le plaisir des papilles, il sait aussi se montrer pratique. L’emballage de plastique disgracieux du délicieux repas vous ennuie ? Le flan se contentera de se glisser hors de son cocon et d’atterrir avec grâce là où on le lui demandera.

Un flan, enfin, est efficace jusque dans le mot qui le désigne : à quoi s’attendre d’autre quand ces quatre lettres s’enchaînent à nos oreilles ? A rien de rocailleux, rien de rugueux. Rien de noble non plus me direz-vous. Juste à cette matière indéfinissable et appétissante, pour la plus grande gloire de l’Humanité.

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