Prague 7, comme le nombre de semaines depuis mon arrivée

En ce dimanche soir, je vais d’abord vous parler de mon quartier, joliment nommé « Prague 7 » (j’appelle ça du pragmatisme). Je suis vraiment très bien situé, à proximité d’au moins trois arrêts de tram et d’une station de métro. En 10 minutes, je suis à l’entrée du centre-ville (tout en passant au dessu de la Vltava, d’où le panorama est toujours appréciable) et de là, il ne faut pas bien longtemps pour arriver à destination. Mais le quartier lui-même est intéressant, tout d’abord parce-qu’il n’est pas particulièrement touristique. Il est tchèque, vivant. Loin de moi l’idée de faire la fine bouche par rapport au centre-ville qui est définitivement magnifique, mais c’est parfois difficile d’imaginer y vivre. Dans Prague 7, on peut vraiment s’imaginer vivre paisiblement pour un bout de temps. De plus, c’est un peu excentré donc un peu moins cher. Mais encore ? On y trouve de tout : des supermarchés, des petits magasins pour acheter à manger (ou du shampooing) si on a la flemme de marcher jusqu’aux supermarchés (dits aussi « Potraviny », y’en a environ 3 par rue), des cafés intéressants à la pelle (je vous ai déjà parlé de Ouky Douky, mais je devrais aussi évoquer Stromoffka, du même nom que le parc en bas de ma fenêtre, ou encore Fraktal, et je dois encore en tester pas mal), deux immenses parcs, une fête foraine qui reste là pour deux mois (bon, je m’en serais peut-être passé de celle-là en fait, rapport au bruit), des restos, des clubs (dont le fameux Cross Club, boite alternative à la déco déjantée que je compte bien squatter une de ces nuits), une gare (d’où partent aussi les bus pour les destinations touristiques un peu plus éloignées comme Terezin par exemple)…

La déco plutôt expressive d'un bar où j'ai fini la soirée vendredi dernier

A propos de mes cours, je dois avouer qu’il est difficile de se combiner cette « vie Erasmus » avec un travail qui se voudrait journalier. Il va bien falloir que je m’y mette un jour cependant mais bon, après tout on n’est jamais qu’en mars. Dans l’ensemble ces cours me plaisent bien, même si certains sont bien sûr un peu pénibles. Enfin le pire est probablement mon cours de géopolitique, dont le prof ne s’arrête jamais de parler (je ne sais pas comment il respire, peut-être qu’il fonctionne différemment) et absolument toujours sur le même ton. Si vous ajoutez au tableau une salle carrément surpeuplée et donc surchauffée, le sommeil ne tarde pas à s’imposer (il faudra pourtant bien que je me procure des notes). Pour un autre cours, chaque lundi, les ambassadeurs continuent de nous accorder des petits speechs. Après l’Azerbaïdjan et la Géorgie, c’est la Lettonie qui était à l’honneur cette semaine, dans une salle curieusement bien moins remplie que pour les deux premiers pays. Le hasard faisant bien les choses, l’ambassadeur était aussi particulièrement soporifique, voire un peu condescendant (il semblait aussi avoir une piètre idée de la minorité russe en Lettonie, selon lui ils n’auraient rien à carrer d’avoir le droit de vote ou pas : vrai ou pas, c’est intéressant et ça mérite d’être creusé).

Quelque part dans le parc Stromovka, où je me suis baladé jeudi dernier pendant une bonne heure

A part ça, je suis toujours aussi content de mon cours du mardi « matin », pour lequel je me lève à 6h30 dans la joie, consacré aux régimes politiques des pays d’Europe centrale (oui, désolé, ça peut paraître bizarre dit comme ça). J’y ai notamment appris que la Pologne, après la chute du communisme, avait pendant un court moment eu dans son parlement un parti nommé « Parti Polonais des Amis de la Bière », lequel a rapidement splitté en une branche libérale et une branche plus conservatrice. Véridique. Après ça, les polonais ont quand même relevé le seuil électoral parce-que ça ne faisait quand même pas très sérieux.

Toujours quelque part dans Stromovka

Pour finir, hier soir, les événements nous ont mené jusqu’à un bunker anti-nucléaire reconverti en club, l’idée est suffisamment originale pour mériter d’être testée. Le lieu a la réputation d’être plutôt underground (ah ah), et en l’occurrence il s’agissait ici d’une soirée reggae (ce qui n’est pas forcément ma tasse de thé, mais si ça sort de l’ordinaire pourquoi pas). L’idée est en tout cas vraiment bonne, on y trouve deux dancefloors et deux bars (un calme où tu peux discuter, et un autre plus proche des dancefloors), par contre je suis un peu sceptique concernant l’acoustique, ou alors les DJ’s abusaient vraiment trop sur les basses. Petite anecdote, même si je ne suis pas sûr à 100% de sa véracité : le lieu serait supposé redevenir un vrai bunker en cas de guerre.

Sur ce, je vous dis à bientôt !

PS : Soutien spécial au Prince du Danemark, terrassé depuis hier par la « maladie d’Hostivar », puisse-t-il rapidement redevenir opérationnel.

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4 réponses à Prague 7, comme le nombre de semaines depuis mon arrivée

  1. Catherine dit :

    J’adore ta façon « décentrée, décalée » de nous parler de Prague…
    Gros bisous.

  2. Alain dit :

    Le Danish, il a dormi dans l’métro ?
    Il me semble que les cours du soir te plaisent plus que ceux de jour (mis à part celui du petit matin … ou de fin de nuit, c’est selon).

  3. Tolga dit :

    « Dans Prague 7, on peut vraiment s’imaginer vivre paisiblement pour un bout de temps. »

    So cheesy mec^^…c’est l’effet reggae ça..

  4. Maman dit :

    Il me fait peur, ton prof -qui-ne-s’-arrête-jamais-de-parler…t’es sûr que c’est pas un extra-terrestre?
    Méfie-toi, ils sont partout! Et puis tout le monde a l’air tellement bizarre là-bas…
    Bouhououououououououou, j’ai peueueueueueueueueueueur!!!! ;-)

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