Film, expos, parcs et châteaux

Bonjour !

Revenons donc à mercredi. Après cette journée de cours (la dernière de la semaine, donc), le club international organisait une « soirée film ». Le concept est simple : plein d’étudiants erasmus se rassemblent dans une salle de cours de la faculté des Arts, et regardent un film tchèque sous-titré en anglais. Pour cette première séance, il s’agissait de Samotari (que l’on peut traduire par « Loners »), apparemment un des films tchèques les plus populaires ici depuis la chute du communisme. A raison je crois, car j’ai réellement adoré. En gros, on suit la vie un peu bordélique de diverses personnes à Prague, il n’y a pas d’histoire à proprement parler mais chaque personnage apporte réellement quelque-chose, que ce soit tragique ou rigolo. Voici quelques extraits sur youtube si ça vous intéresse.

Vue sur Prague depuis le parc Letna, tout près de chez moi.

Jeudi, toujours terrassé par la crève, je me suis quand même levé vers 8h pour aller voir à tout hasard un cours qui aurait pu m’intéresser (« Russia after 1991 »). Plein de bonne volonté, j’ai donc fait le chemin habituel jusqu’à ma fac, me suis installé dans la salle de cours, ai constaté que la plupart des autres étudiants (jamais vu auparavant) parlait un étrange langage… avant que le prof finisse par commencer son cours… en russe. Vraiment ravi de me lever si tôt pour ça ! On ne m’y reprendra plus (l’erreur ne venait pas de moi mais du système qui a indiqué que le cours était en anglais et non en russe, si j’ai bien compris le prof). De toute façon mon horaire est désormais bouclé, j’ai officiellement cours uniquement du lundi au mercredi. J’ai passé le reste de la journée grosso modo à me reposer, avant d’aller déguster quelques bières dans le nouveau palace du Prince du Danemark. Au fait, vous ai-je dit qu’il brassait lui-même sa bière ? J’oublie à chaque fois leurs noms, mais elles valent franchement la peine d’être goûtées.

Joli point de vue sur le Pont Charles, depuis une espèce de petite plage

Hier, je me suis décidé à rallier le centre ville à pieds, pour changer, et donc de prendre mon temps. Je suis passé par le parc Letna, d’où la vue sur Prague est absolument magnifique. Je voulais initialement regarder le métronome géant de plus près mais je suis finalement descendu trop tôt, ce sera donc pour la prochaine fois (et pour répondre à Lisa : ne t’inquiète pas, il s’agit d’un métronome silencieux, même s’il fonctionne). Après une petite balade aux alentours du Pont Charles, j’ai rejoint le centre et plus précisément un musée où avait lieu une exposition d’art contemporain. La visite était organisée par le club international et je m’y suis donc joint à tout hasard, malgré mon inculture totale dans le domaine. J’ai dans l’ensemble bien aimé ça (c’était pas gagné d’avance) même si le guide semblait un peu pressé d’en finir, du coup je ne me souviens plus vraiment du nom des artistes (c’est dommage parce-que j’ai beaucoup aimé certains tableaux, j’aimerais bien les retrouver).

Vue depuis Vyšehrad. Il s'agit d'un mur de la vieille ville, mais je ne sais plus de quand il date.

Par après, nous avons été boire un verre au Propaganda Pub, un bar entièrement décoré avec des objets datant de l’époque communiste, tout comme les serveurs et serveuses habillés en uniformes soviétiques. Le concept m’a donc beaucoup plu, même si j’exprime une petite déception au sujet de la musique : du bon vieux rock’n’roll. J’adore ça, mais ça n’a vraiment rien de soviétique : les chœurs de l’armée rouge en fond sonore, là ça aurait vraiment la classe. Après ça ? Party ! Soirée organisée chez notre licorne, l’occasion donc aussi de rencontrer de nouveaux étudiants erasmus.

Une vue sur la Vltava et sur Prague, de Vyšehrad

Quant à aujourd’hui, je n’étais donc pas au ski (j’ai revendu ma place avec joie), mais par contre Meesha nous a improvisé une petite visite de Vyšehrad, au sud de la ville. Il s’agissait vraiment de la chose la plus idéale à faire aujourd’hui car le temps est vraiment magnifique, et je dirais même (pour la première fois) doux. Concrètement, il s’agit de l’emplacement d’un ancien château du Xème siècle, dont il ne reste pas grand-chose, si ce n’est un magnifique endroit en hauteur donc on peut observer Prague d’un nouveau point de vue. Il contient aussi un cimetière où semblent enterrés pas mal de personnalités tchèques, mais nous n’avons pas approfondi la question.

Une minuscule rue, près du Pont Charles, qui mène à un restaurant. Je trouvais les feux plutôt pittoresques.

Bref, l’après midi avance vite et je dois m’activer car ce soir a lieu une espèce de « laser show » dans le centre de Prague, pour fêter les 600 ans de l’horloge astronomique dont je vous ai déjà parlé. Je n’ai pas trop bien pigé le concept, raison pour laquelle j’ai vraiment envie de voir ça. Bien sûr, je vous raconte ça la prochaine fois (avec photos à l’appui si j’en ai l’occasion). A bientôt !

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3 réponses à Film, expos, parcs et châteaux

  1. Maman dit :

    Il brasse sa bière lui-même?
    Non mais c’est qui, ce prince du Danemark?
    En tous cas, je voudrais être à ta place parce que tu vis des moments exceptionnels, garde-les bien dans ta mémoire…
    Bisous, à très bientôt

  2. Catherine dit :

    A quand une photo de « ta maison » et de ta chambre? En tout cas, les environs sont magnifiques!
    J’espère quand même que tu as réussi à vaincre la crève, à l’heure qu’il est!
    Merci pour toutes ces nouvelles Arnaud! Gros bisous.

  3. Alain dit :

    Le Prince du Danemark, (celui qui brasse sa bière lui-même), je le connais !
    Son nom de famille c’est Berg. (Non : PAS beuurk !).
    Et je connais même le prénom de son arrière-grand-père-paternel. Il s’appelait Charles.
    Enfin : Carl, pour les intîmes.
    Attention aussi que le Roi avait six reines.
    Eh oui, la petite « six reines » de Copenhague.
    Le prénom d’une de ces reines, c’était Gnée.
    Eh, oui : la reine Gnée. Cela ne s’invente pas … Pourquoi pas Libellule ou Papillon, tant qu’on y est !
    Et, Arnaud, tu peux lui passer le bonjour des Trois Etoiles d’ici, les TriStars locales. Autrement dit, c.à.d. en Af’icain : la Stella a’t’ois.

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