Pour ou contre le calaminage ?

Retour à l’absurde. La SF plausible, j’adore ça, mais de temps en temps j’aime aussi ce qui est complètement idiot. J’avais déjà parlé ici de Martiens, Go Home!, de Fredric Brown, qui m’avait plu sans pour autant me faire hurler de rire. J’ai voulu renouveler l’expérience avec L’univers en folie, du même auteur (encore une traduction de merde pour un titre qui était à l’origine What mad universe).

Les romans de Fredric Brown ont clairement un côté cheap très prononcé, surtout dû au fait qu’ils ont été écrit entre les années quarante et soixante. L’univers en folie, lui, date de 1949. L’idée de lancer une fusée vers la Lune dès 1954, à l’époque, n’était peut-être pas totalement de l’ordre de l’impossible, et c’est de là que part le roman. Comme dans Martiens, Go Home! (qui a en fait été écrit cinq ans plus tard), le personnage principal, Keith Winton, est un peu paumé. Rédacteur en chef d’un magazine de science-fiction, il est invité chez l’éditeur de son magazine le soir du lancement de la première fusée lunaire, laquelle a pour objectif de s’y écraser en y produisant une impulsion électrique tellement puissante qu’elle doit être vue de la Terre. Pas de bol pour Keith, la fusée manque son lancement et lui retombe dessus alors qu’il prend l’air dans le jardin.

De manière totalement logique, Keith Winton se réveille peu après au même endroit. Sauf que. Sauf que, à la recherche de la maison de son éditeur, il est rapidement accusé par un épicier d’être un espion à la solde d’Arcturus et, de ce fait, poursuivi par un monstre purpurin tout droit sorti des nouvelles de son magazine. Il doit se rendre à l’évidence : il a atterri dans un monde légèrement différent de celui d’où il vient, un monde dans lequel la Terre a colonisé le système solaire et est en guerre avec les forces d’Arcturus, lesquelles inspirent une terreur telle aux êtres humains qu’ils tirent à vue au moindre soupçon d’espionnage. Pourquoi ? Comment ? On verra ça plus tard, il s’agit avant tout de survivre et de ne pas se griller complètement.

Figurez-vous que j’ai beaucoup aimé ce roman, probablement plus que Martiens Go Home! parce-que, cette fois, je n’ai pas essayé de le comparer à du Douglas Adams. Evidemment, c’est totalement délirant, mais surtout plein d’inventivité et d’idées. C’est tout con mais j’avais vraiment envie de comprendre le pourquoi du comment de cette histoire, et d’encourager ce pauvre Keith Winton multipliant les bourdes dans un monde qu’il ne comprend pas et qui lui est hostile. De la SF à l’ancienne qui fait plaisir, en somme.

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