Wovenhand @ Ancienne Belgique

Les Nuits du Botanique battent leur plein mais ce n’est pourtant pas là que je me suis rendu ce 12 mai, mais bien à l’Ancienne Belgique pour retrouver un groupe qui m’avait marqué il y a de cela deux ans. Flashback : Dour 2008, Red Frequency Stage, 3ème jour sur la plaine et coup de fatigue. Voilà que se pointe un groupe que je ne connaissais pas à l’époque, un groupe dont le chanteur a une gueule et une expressivité de celles qu’on n’oublie jamais : je vous présente David Eugene Edwards, chanteur de Wovenhand, groupe américain successeur de feu 16 Horsepower. Inutile de dire que la claque fut d’envergure, un concert hypnotisant qui m’a pris à la gorge du début à la fin, assis sans bouger quelque part face à la scène. Un grand souvenir.

Que dire de leur venue hier ? En tout cas, je ne dirai rien de leur première partie, je ne sais pas si c’est une question d’état d’esprit mais ça fait très longtemps que je n’avais pas entendu un truc aussi emmerdant. Pour résumer, c’était du sous Sigur Ros sans âme avec des violons mélodramatiques. Pas subtil. J’vais même pas dire leur nom tiens.

Heureusement, le temps de reprendre nos esprits et de se réveiller, voilà la bande à Gégène qui s’amène (je pense qu’on peut difficilement trouver un surnom moins adapté mais ça me fait rire) et met les choses au point. Voilà, Wovenhand est pas là pour déconner, ça part au quart de tour et voilà ma cage thoracique comme prise dans un étau : je n’en ressortirai plus jusqu’à la fin du set, lequel fut d’ailleurs un peu trop court à mon goût (ils auraient facilement pu jouer un quart d’heure de plus). Edwards porte ce soir-là un magnifique chapeau noir (voyez la photo : je veux le même) et alterne banjo et guitare sur des morceaux notamment tirés des albums Mosaic et The Threshingfloor, leur dernier. Je déplore malheureusement qu’aucun morceau de Blush Music n’ait été joué (My Russia bordel !), mais ça m’aurait probablement achevé (d’ailleurs, ça peut paraître idiot vu l’admiration que je porte à ce groupe, mais je ne connais finalement d’eux que les albums Mosaic et Blush Music). Sinon, juste un dernier mot sur le chanteur : impressionnant.

Comme toujours évidemment, les autres musiciens ne sont pas en reste, le bassiste m’ayant fait forte impression avec son jeu sans excentricités mais efficace, alternant basse et contrebasse. Le batteur quant à lui a un son qui me plaît particulièrement, vraiment adapté à cette musique qui part parfois dans une espèce de trip hallucinatoire façon « on se fait un dernier repas au feu de bois avant la fin du monde, avec vue sur les montagnes rocheuses ». Puis y’a un claviériste aussi, qui s’appelle Jeff (le seul que Edwards ait daigné nommer), dont je ne sais pas trop quoi dire mais bon, il n’était pas en reste non plus.

Evidemment, le choc fut moins grand que la première fois, mais c’est encore à un concert de très grande qualité que j’ai eu la chance d’assister, une expérience très prenante bien qu’un chouïa trop courte. Malgré un public plus que demandeur, le groupe se contentera malheureusement de deux morceaux en guise de rappel. Le temps est décidément passé trop vite, et c’est avec surprise que je constaterai que, dehors, tout tient encore debout.

Photos de Julie Haelemeersch, tirées du site de l’Ancienne Belgique

Website Pin Facebook Twitter Myspace Friendfeed Technorati del.icio.us Digg Google StumbleUpon Premium Responsive

Ce contenu a été publié dans Carnet de vieilleries, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Wovenhand @ Ancienne Belgique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *