BRMC @ Les Nuits du Botanique

Comme chaque année, les Nuits du Botanique proposaient une kyrielle de noms plus alléchants les uns que les autres. Des groupes comme Archie Bronson Outfit, Gogol Bordello ou encore les Black Lips auraient tout aussi bien pu m’y ramener, mais c’est finalement ce vendredi que j’ai découvert le site du Bota, jour de la venue de Black Rebel Motorcycle Club. En avant pour une review express à froid.

Soyons précis, l’affiche du soir annonçait quatre noms. Passons sur les deux premiers, Driving Dead Girl (leur concert se terminait à mon arrivée) et Wintersleep (un groupe canadien qui ne m’a pas transcendé et dont la voix nasillarde du chanteur m’a surtout donné envie de m’économiser pour la suite). Le troisième groupe, les américains de Zaza, m’a paru bien plus intéressant. Difficile de se faire une idée précise sur une demi-heure de jeu (conditions drastiques pour les trois premières parties de BRMC !), mais ce groupe semble avoir un talent certain pour développer des atmosphères prenantes, un groupe à suivre à mon avis.

Toujours est-il que le groupe phare du soir n’en restait pas moins le Black Rebel Motorcycle Club. Paradoxalement, cela n’a pas empêché leur guitariste Peter Hayes de s’assoir peinard à l’extérieur du chapiteau avant le concert sans être trop emmerdé (quoique…). Bref. A chaud, à la sortie du concert, mon feeling était clairement « quel putain de rock’n’roll ! ». A froid, ça n’a pas changé, quel pied ! La setlist proposée n’était pas loin d’être parfaite et quelques enchaînements étaient carrément trop bons, à commencer par celui entamé par Ain’t No Easy Way (une bonne surprise que ce morceau tiré de l’acoustique Howl) et suivi par Aya (un des meilleurs morceaux de leur dernier album), Berlin (rah !), Weapon Of Choice et le classique Whatever Happened To My Rock’n’Roll. Après ça, le trio a eu la bonté d’accorder un instant de répit au public éreinté mais heureux.

Ce groupe est sur scène un bon condensé de l’esprit rock’n’roll comme je l’aime, suffisamment charismatique et présent pour qu’on ait envie de le regarder jouer sans pour autant en faire des tonnes. Robert Turner, bassiste et chanteur, était le plus visible et prompt à attirer les projecteurs, mais Peter Hayes n’en restait pas moins classe. Et je m’en voudrais de ne pas citer leur batteuse, Leah Shapiro, d’une efficacité sans faille. De plus, chose importante, le groupe a tenu deux heures (!) à un rythme d’enfer sans la moindre anicroche, et je crois que le public le lui a bien rendu, passant presque à travers le plancher pour réclamer le traditionnel rappel (lequel fut de toute beauté). C’était efficace, électrique, gras, classe, bref, rock’n’roll. Encore !

Et pour cloturer ce billet, non pas une, mais deux vidéos :


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