On ne se débarrasse pas de moi si facilement

Il y a des morceaux qui me donnent envie d’écrire parce-qu’ils me mettent dans un état second, ils me transportent, et j’ai envie de partager ça. C’est pourtant particulièrement difficile à faire, partager ce ressenti. Prenez Siamese Twins, de The Cure. Je l’écoute en ce moment. Il me rend dingue. C’est presque impossible à décrire, il me retourne littéralement les tripes, quel que soit mon moral. S’il est mauvais, il me plonge dans une torpeur indéfinissable. S’il est bon… mieux vaut que je ne l’écoute pas trop, mais putain qu’est-ce que c’est bon. Rares sont les morceaux qui me font cet effet. Je n’attachais à ce morceau aucune valeur nostalgique la première fois que je l’ai écouté, il y a quelques mois de cela, mais il m’a sauté à la gueule comme un souvenir particulièrement douloureux. Je ne sais pas si c’est le propre d’un bon morceau, et en fait je m’en fous un peu.

Sur cette intro venue du coeur, reprenons le cours normal des choses. Le mois de juillet s’achève, pas des plus marquants, mais dans lequel j’aurai quand même fait une ou deux choses.

  • Rock Werchter, day 4, starring The Black Keys, Alice In Chains, Them Crooked Vultures, Arcade Fire et Pearl Jam.

Du côté du positif, une affiche formidable, évidemment. Trop formidable peut-être : si j’avais vu la moitié de ces groupes, j’aurais probablement autant apprécié la journée, mais j’aurais été mieux reposé et j’aurais probablement payé moins cher. En fait, j’entre là directement dans le négatif, je trouve cette organisation à chier, fondamentalement. Attention, pour ce genre de manifestation, c’est-à-dire une affiche de dingue avec pleeeiinnn de gens qui viennent voir leurs groupes favoris, les organisateurs n’ont pas le choix, le penchant quasi militaire du festival est presque logique. Ce à quoi je réponds que trop c’est trop. Sans déconner : un SAS pour être proche de la scène ? What the fuck ? On est où là ? Je veux voir du rock, pas prendre l’avion. Trop de têtes d’affiche, trop gens, trop de sécurité, trop cher. Et là où ça m’emmerde vraiment, c’est que Pearl Jam, pour les voir ailleurs en Belgique, bonjour. A cela j’ajouterai un son plutôt approximatif. Simple exemple : des basses balancées pleins tubes sur Them Crooked Vultures. ‘Paraît que c’est pour que le fond de la plaine les reçoive bien. Merci pour ceux qui sont devant et s’en foutent des écrans géants.

Voilà, fondamentalement, ça n’enlève rien à la performance des groupes présents, mais il serait tellement plus agréable dans les voir dans des lieux à taille simplement humaine. Combien de fois n’ai-je pas entendu cette expression sans vraiment la comprendre ? Je n’avais simplement jamais été dans un endroit qui justifiait cette expression, en pauvre provincial que je suis. Cela dit, au risque de me répéter, j’ai pris des grosses claques : Alice In Chains m’a bluffé, Them Crooked Vultures passionné, Arcade Fire complètement retourné. Les deux autres ? Juste très bons, ils passeraient limite au second plan… alors que si je les avais vu le lendemain, j’aurais probablement surkiffé autant que les autres (mon concert de Pearl Jam a été autant plombé par mon mal aux pieds que par cette impression que le groupe pourrait faire autant qu’il voudrait, le son sortant des baffles resterait sans relief).

Sinon, globablement, j’ai aussi été à Dour et joué les figurants dans un court métrage de zombies. Je vous en parlerai une autre fois. Point trop n’en faut, disais-je.

On se quitte sur un des meilleurs (si pas le meilleur) moments que j’ai passé à Werchter  :


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