Des nouvelles de l’espace (3)

Salutations ! Cette semaine, dans cette petite sélection arbitraire d’informations spatiales, on va causer des progrès de l’agence spatiale indienne, du télescope spatial Kepler, de SpaceX (encore !) et de Rosetta.

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Source: http://www.isro.org/

L’Inde, donc, et plus précisément l’ISRO (Indian Space Research Organisation), a testé ce 18 décembre un nouveau lanceur dont le doux nom a de quoi faire rêver les plus poètes d’entre nous : GSLV-MkIII, pour Geostationary Satellite Launch Vehicule. Pour faire bref, ce lanceur devrait permettre à l’Inde de placer des satellites lourds en orbite géostationnaire dans quelques années. Le lanceur en question a volé jusqu’à 125km d’altitude lors d’un vol suborbital, au cours duquel ses performances ont été éprouvées (apparemment avec succès). Par la même occasion, il s’agissait de tester une capsule de démonstration susceptible d’accueillir trois personnes, laquelle a amerri sans souci dans le golfe du Bengale après sa ré-entrée dans l’atmosphère. Il s’agit donc d’un nouveau succès pour l’Inde, qui progresse vers la possibilité d’envoyer des humains dans l’espace.

Source : http://www.nasa.gov/

Source : http://www.nasa.gov/

Bien au-delà, tournant autour du soleil sur la même orbite que la Terre,  se trouve un gros satellite nommé Kepler. Il s’agit d’un télescope spatial conçu par la NASA. Son travail ? Observer la Voie Lactée pour y découvrir des exoplanètes (des planètes situées hors du système solaire). Kepler s’est envolé en mars 2009 et, à ce jour, son tableau de chasse se chiffre à quasiment 1000 planètes confirmées, tandis que l’on compte plus de 4000 autres candidates. A lui seul, le télescope a détecté plus de la moitié des exoplanètes actuellement connues. En mai 2013 cependant, sa première mission a dû prendre fin suite à un dysfonctionnement technique qui l’a rendu instable. Au lieu d’abandonner l’engin, les équipes de la NASA ont réussi à trouver un moyen de le stabiliser et de lui donner une nouvelle mission, dénommée K2, dès mai 2014. Bonne nouvelle, ça fonctionne : ce 18 décembre, la NASA a annoncé la découverte d’une nouvelle venue (HIP 116454b, à vos souhaits) découverte par Kepler après sa « renaissance ». La planète en question est deux fois et demie plus grande que la Terre et est probablement trop chaude pour abriter la vie. Toutefois, sa relative proximité en fait un objectif certain pour de prochaines observations (par de futurs télescopes spatiaux, notamment).

Retour sur Terre avec le report du lancement du Falcon 9 initialement prévu ce 19 décembre. A l’occasion, la société SpaceX devait ravitailler la Station Spatiale Internationale (ISS) à l’aide de son vaisseau cargo Dragon, mais aussi tenter de récupérer le premier étage de sa fusée sur une barge en pleine mer. Il faudra finalement attendre le 6 janvier pour constater la réussite ou l’échec de l’entreprise. Par contre, bonne nouvelle pour la société d’Elon Musk : la première étape de ses travaux en vue de la construction d’une capsule habitée a été approuvée par la NASA cette semaine. En septembre dernier, l’agence spatiale américaine avait en effet choisi SpaceX et Boeing (qui a atteint le même stade début décembre) parmi d’autres candidats à la construction de capsules habitées. Le but ici est bien sûr d’emmener des astronautes jusqu’à l’ISS et les ramener vivants, ce que les Etats-Unis sont incapables de réaliser depuis la fin du programme des navettes en 2011. Pour l’instant, seule la Russie en est capable grâce à ses vaisseaux Soyouz, et on peut comprendre que les américains souhaitent voir cette situation délicate s’achever.

La capsule Dragon habitée devrait ressembler à ceci, et atterrir à l'aide de rétrofusées. Source : http://www.spacex.com/

La capsule Dragon habitée devrait ressembler à ceci, et atterrir à l’aide de rétrofusées. Source : http://www.spacex.com/

Enfin, des nouvelles de la sonde Rosetta et du petit atterrisseur Philae, actuellement en veille sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (dite « Tchouri »). Il semble que l’optimisme soit de mise quant aux possibilités de réveil de Philae. Selon ses responsables, sa position devrait en effet permettre à ses panneaux solaires de collecter suffisamment d’énergie pour le remettre en marche une fois que la comète se sera suffisamment approchée du Soleil (ce qui devrait être le cas au printemps). Par contre, l’engin n’a pas encore été précisément localisé, ce qui s’avère nécessaire pour déterminer à quel moment le redémarrer. De nouvelles images prise par Rosetta devraient permettre aux spécialistes d’en savoir plus, mais celles-ci n’ont pas encore été transmises par la sonde. Nous n’avons sûrement pas encore fini d’entendre parler de cette mission (et c’est tant mieux).

Selon les données recueillies, voici la position supposée de Philae sur la comète. Un peu bancale, semble-t-il. Source : http://www.cnes.fr/

Selon les données recueillies, voici la position supposée de Philae sur la comète. Un peu bancale, semble-t-il. Source : http://www.cnes.fr/

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