Couleurs et pragmatisme

Pour l'Empire l'honneur couvAlors que certaines BD arrivent à développer un scénario intéressant mais restent malgré tout très convenues au niveau de leur dessin, d’autres réussissent par contre à marquer par leur style. C’est clairement le cas de la série Pour l’Empire, qui débute en 2010 avec un album sobrement intitulé L’honneur.

Si cet album possède un parfum étrange et lointain, c’est avant tout grâce au travail de Bastien Vivès et de Merwan, qui réalisent le scénario et le dessin à quatre mains, et de la coloriste Sandra Desmazières qui a fourni un bien joli travail. Quant aux personnages, pragmatiques et arides, presque des machines, ils ajoutent une touche de singularité supplémentaire à l’ensemble. Nous suivons en effet Glorim Cortis et ses hommes, des soldats entièrement au service d’un Empire (qui ne dit pas son nom mais évoque Rome) au faîte de sa puissance. Lorsqu’ils sont envoyés en mission au-delà des frontières connues de ce dernier, ils ne s’attendent pas forcément à ce que leur premier ennemi soit l’ennui.

En fait, L’honneur n’est pas forcément un chef d’œuvre à couper le souffle, mais il possède un réel caractère et un style tellement particulier qu’il serait dommage de passer à côté. Sa lecture pourrait d’ailleurs prendre davantage de sens grâce à ses suites, Les femmes et La fortune. On ne peut qu’espérer qu’elles atteignent le même niveau et, pourquoi pas, que ses personnages soient amenés à évoluer au fil de leurs rencontres (au risque de tourner en rond).

Pour l'Empire l'honneur 5

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