Guns N’Roses @ Sportpaleis d’Anvers

N’arrivant absolument pas à décrocher du tout frais premier album d’Aeroplane, je vais tenter de parler de mes impressions du concert des Guns N’Roses au Sportpaleis d’Anvers en écoutant de la nu-disco. Quoique ça paraisse contre-indiqué, j’y vois des similitudes flagrantes, telles que l’amour pour les paillettes et la mégalomanie assumée.

Disons le tout net : Axl Rose n’a, à mon sens, pas perdu sa voix si particulière, ce qui m’a quand même surpris étant donné la réputation du personnage. De là où j’étais (place assise, mais on ne crache pas dans la soupe quand on a la place gratuite) il paraissait même plutôt frais, même les (petits) écrans géants du Sportpaleis ne l’ont pas montré particulièrement bouffi (physiquement parlant, on ne peut pas en dire autant de son orgueil évidemment). On peut aussi dire qu’il sait s’entourer, les musiciens qui l’accompagnent sont tous très talentueux et apparemment sur la même longueur d’onde que lui. De ce côté-là, même s’il est difficile de faire abstraction de l’absence de Slash et compagnie, le talent et le feeling sont là et ne posent pas trop de problème pour apprécier le spectacle.

Moi, ce qui m’a posé problème, c’est essentiellement le son. Difficile de dire si cela vient du groupe ou de la salle (c’est quand même le Sportpaleis, c’est la première fois que j’y allais mais il me semble que cette salle a plutôt bonne réputation), mais j’ai eu du mal à cacher ma déception durant les premiers morceaux. L’arrivée du groupe, très spectaculaire, a été complètement gâchée par le son complètement brouillon et mou des guitares, censées être plutôt tranchantes pour ce style de musique. Quant à l’usage des pétards, si ça peut être amusant et impressionnant une fois, c’est mieux s’ils explosent en rythme et pas trop abusivement. Moi ils ont surtout eu tendance à rendre la batterie encore plus lointaine qu’elle ne l’était à mes oreilles.

Bref, début foiré pour moi, c’est particulièrement dommage quand on sait que Welcome To The Jungle était second sur la setlist (le premier étant le plutôt anecdotique Chinese Democracy, on aurait pu leur pardonner les errances sonores). Heureusement, ça s’est amélioré par après, même si j’ai trop souvent à mon goût eu du mal à distinguer les riffs de guitare de morceaux parfois bien connus (je pense notamment à Mr Brownstone et à Live And Let Die). Tant que je suis dans les complaintes, je sais qu’il ne faut pas s’attendre à une leçon de bon goût de la part d’Axl Rose, mais ‘crénom, les espèces de clips diffusés derrière le groupes étaient parfois particulièrement infâmes, du style qu’on voit sur MCM avant de vomir de dégoût. Cela dit, ça rendait bien plus supportable les fréquents changements de vêtements des membres du groupe (apparemment, on dénombre 8 tenues différentes rien que pour Axl Rose). « Vieux mégalo va ! » est une réflexion que je me suis faite régulièrement tout au long du concert, plutôt amusé en général.

Cela dit, restons honnêtes, ces gens maîtrisent leur sujet. Le sujet en l’occurrence, c’était un gros best of de grands classiques et de morceaux beaucoup moins classiques tirés de Chinese Democracy, dont on se serait en général bien passé même si certains tiennent plutôt bien la route (I.R.S, Madagascar, euh…), le tout joué dans une espèce de gros show « à l’américaine », totalement grandiloquent et parfois bien éloigné de ma vision du rock’n’roll. Le tout c’est de le savoir en arrivant (ça aide aussi quand la place est gratuite). Donc, ça, ils maîtrisent. Et quand ça sert des morceaux comme Sweet Child O’Mine, Nightrain, November Rain (explosion du public dès les trois premières notes), ou encore Paradise City joué en tant que final absolument mégalomane (et vas-y que je balance les feux de Bengale et les confettis, et les adieux émus) c’est carrément le pied, quiconque a déjà écouté ces morceaux des dizaines de fois devrait être de mauvaise foi pour déclarer le contraire.

En fait, malgré mes impressions partagées pendant toute une partie du concert ainsi que des longueurs dont je me serais passé, je suis finalement sorti de là tout content du moment passé en compagnie d’Axl Rose et de ses nouveaux potes. Je ne dis pas que j’aurais payé 60€ pour, mais avoir vu ça une fois fait partie de ces trucs que je n’oublierai malgré tout pas de sitôt.

La setlist ici.

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