Sueur et tremblements

Bienvenue dans les soirées sordides de Tokyo. C’est Kenji, notre narrateur, qui nous guide à travers Miso Soup. Ça tombe bien, c’est son boulot. Ce jeune japonais s’avère justement bosser comme guide touristique dans les quartiers chauds. Ses clients, des touristes, le payent de bon cœur pour connaître les meilleurs endroits où s’envoyer en l’air.

miso soup

A l’approche de Noël, Kenji décroche un nouveau client : Frank, un américain. Or ce dernier se révèle rapidement un peu étrange. Ses réactions sont glaçantes, ses réflexions souvent contradictoires. Kenji et le lecteur apprennent vite à s’en méfier. Frank, par contre, n’a aucune envie de nous lâcher. Il a payé pour trois soirs de volupté, et il compte bien en profiter. Au même moment, une jeune prostituée est retrouvée sauvagement assassinée dans les environs. Et le roman de plonger toujours un peu plus dans une ambiance malsaine et dangereuse.

Miso Soup se concentre efficacement sur la relation particulière qui lie Kenji à Frank, c’est là le point fort du roman avec son atmosphère. En toile de fond, Ryū Murakami, l’auteur, décrit une société paumée où des jeunes lycéennes trompent l’ennui en se prostituant. Je laisse aux sociologues nippons le soin d’analyser la portée sociale de ce récit sorti en 1997. Personnellement, Miso Soup m’a surtout fait réfléchir à la pertinence de lire certains bouquins dans le tram en allant au boulot. Depuis que je m’y suis essayé avec ce livre-là, j’écoute plutôt de la musique.

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