Здравствуйте!

Je devrais présentement réviser mon russe de tout mon saoul, mais une bande de boxeurs hystériques saccageant consciencieusement l’auberge (j’ai commencé à écrire cette note jeudi soir), je vais plutôt donner quelques nouvelles et réactiver ce blog quelque peu tombé en léthargie. Je vous épargnerai le versant organisationnel du séjour (sur lequel il y aurait pourtant des choses à dire, mais je ne suis pas sûr de trouver les mots justes) pour parler plutôt de l’expérience concrète et de la ville en elle-même. Pas encore beaucoup de photos pour cette fois, mais ça viendra plus tard.

Je suis donc arrivé à Saint Petersbourg samedi dernier après un vol sans histoire, dont une escale à Prague (tout un symbole en ce qui me concerne). J’ai eu la chance d’être accueilli à l’aéroport de la ville après l’inévitable passage à la douane, où je me suis attardé vu que personne ne m’avait qu’il fallait remplir un espèce de certificat d’immigration. La dame au guichet n’était pas très contente que je lui fasse perdre son temps. Passé cet écueil, j’ai gentiment été guidé jusqu’à l’auberge où je suis logé avec les autres Belges du programme. J’aurais probablement pu y arriver tout seul mais une petite aide au pays du cyrillique n’est jamais de refus (cela dit, les inscriptions dans le métro sont doublés en alphabet latin).

Sans aucun doute, pour le petit Belge que je suis, Saint Pétersbourg est une mégalopole tentaculaire. Je ne m’y suis toujours pas fait. Aller à mon cours de russe le matin me prend presque autant de temps que de faire Tournai-Bruxelles. Heureusement, les transports en commun sont très développés, mais jusqu’à présent et vu mon budget, j’ai essentiellement pris le métro. Ce dernier a pour principale caractéristique d’être construit très en profondeur (vertige interdit dans les escalators, c’est impressionnant) tout en ne réservant quasi aucun temps d’attente entre deux rames (ce qui compense les 5 minutes de descente vers le sous-sol). On trouve aussi des trams, des trolleybus et des « marchroutkas » (des espèces de bus privés que je n’ai pris qu’une seule fois, accompagnés par une de nos guides russes). Bref, de quoi ne pas perdre trop de temps en marchant. Cependant, tout cela a un prix et je me concentre surtout sur les métros jusqu’à présent, le temps de trouver un abonnement avantageux pour tous les transports. Du coup, je marche beaucoup (et ce n’est peut-être pas plus mal).

Globalement, je n’ai pas encore vu grand chose. J’ai quand même eu le temps d’aller jusqu’à la place du Palais, où se trouve le musée de l’Ermitage. Cette place est un peu à l’image de la ville : gigantesque, et sans aucun doute impressionnante. L’institut Smolny fait également partie des superbes endroits que j’ai eu de la chance de voir en cette première semaine. Et pour cause : c’est là qu’y sont donnés mes cours de russe, organisés par l’Université d’Etat de Saint Petersbourg. L’ensemble a un côté oriental assez marqué, le tout peint en bleu ciel. Se balader dans les couloirs et regarder par la fenêtre a quelque chose d’irréel. Et par dessus le marché, les salles de cours ont vue sur la Neva (le fleuve de la ville, qui se sépare en de nombreux bras plus petits et la divise en plusieurs îles). Cela compense un peu le logement, situé dans un quartier assez naze et moche (chaque habitant local fait la grimace quand on lui donne le nom de notre quartier).

Une des façades de l'institut Smolny, où se donnent nos cours de russe.

Une des façades de l’institut Smolny, où se donnent nos cours de russe.

Par ailleurs, je n’ai pas pu m’empêcher de constater l’omniprésence de la poussière, qui donne l’impression que les voitures n’ont pas été lavées depuis des années (et me fait tousser). Pollution ou pas, c’est peu agréable. A propos des lieux de sortie et de détente, Saint Pétersbourg en offre très probablement énormément, mais comme dans toute ville touristique il s’agit de distinguer les pièges à touristes des lieux avec un minimum d’âme. Quelques petits repérages timides nous ont toutefois permis d’engranger des pistes intéressantes.

La suite du programme, en ce qui me concerne, est celle-ci : continuer les cours de russe pendant deux semaines et améliorer ma pratique de la langue, visiter les endroits les plus jolis de la ville, espérer déménager sans trop tarder, découvrir les spécialités culinaires russes (important, ça), m’habituer aux distances et utiliser davantage les transports en commun, mais aussi découvrir des bars et cafés sympas pour changer du quotidien. Ensuite il sera temps de commencer le stage en entreprise proprement dit, tout en continuant à profiter de l’expérience.

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4 réponses à Здравствуйте!

  1. Catherine Bouchez dit :

    Dure, dure la vie d’artiste… Je te souhaite de trouver très vite quelques lieux sympathiques où tu pourras te ressourcer. Mais il est vrai que « l’école » est un bâtiment magique, tout droit sorti d’un conte de fées… Profite bien de ce monde encore inconnu mais qui deviendra très vite pour toi plein de souvenirs précieux. Je t’embrasse.

  2. Thomas dit :

    Une formidable aventure qui commence ! Merci de nous faire partager ces moments ;)

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