Big Bisous

Comme son nom ne l’indique pas, La légende de Robin des Bois par Larcenet traite de la maladie d’Alzheimer. Au fond, c’est un album très triste. La froide réalité nous apparaît rapidement, glaciale : tout le monde vieillit. Même les héros. Même Robin des Bois. Peinard dans sa forêt de Rambouillet, Robin détrousse et trucide du touriste au rythme simple et frugal de la vie forestière, accompagné du fidèle Petit Jean (qui a, lui aussi, pris quelques rides). Mais Robin des Bois souffre, il ne peut ignorer l’affreuse maladie qui s’exprime bruyamment et douloureusement.

En effet, elle le pousse à chanter à tue-tête de la vieille chanson française. Pas du Brassens, non. Plutôt du Carlos, ce genre de choses. Heureusement, Petit Jean est là pour l’aider à surmonter ses crises. Soudain, un beau jour, le duo abat le touriste de trop, déclenchant la fureur du Sheriff de Nottingham. Peu habitué à cet environnement, ce dernier jure malgré tout d’enfin coffrer Robin et de faire cesser cette série de meurtres. L’intensité dramatique atteint alors son paroxysme et la confrontation commence en forêt de Rambouillet. Alors que le Sheriff joue ses cartes l’une après l’autre, Robin s’interroge : pourquoi, parmi toutes les âmes que compte cette planète, fallait-il qu’il souffre de cette maladie ? A-t-il quelque chose à se reprocher ?

Donc voilà, c’est absolument n’importe quoi. Et j’adore ça. Même le Pape est de la partie. Qu’on se comprenne bien : ce n’est pas le chef d’œuvre de Larcenet, qui a pondu des albums sacrément plus fouillés. Mais n’empêche, que c’est rigolo.

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