Saturne rond

Ça fait un bout de temps que je voulais parler de cette série de BD. Du coup, je suis plutôt content d’avoir réussi à pondre quelque-chose dessus.

Universal War One débute alors que le XXIème siècle se termine. Or l’humanité n’a pas perdu son temps tout au long de ce dernier vu qu’elle a tout bonnement colonisé l’essentiel du système solaire (soit un des nombreux grands rêves de tout amateur de SF qui se respecte). Jusque là tout va bien. Sauf que, soudain, un peu au-delà de Saturne, surgit du néant un gigantesque mur noir que personne n’a vu venir. La troisième flotte de l’United Earthes Force, présente dans la région, tente alors de découvrir d’où provient le phénomène.

Ce premier tome de la série, La Genèse, est l’occasion pour le lecteur de se familiariser avec la nature singulière du mur et avec les principaux personnages de la série. Ceux-ci composent une escadrille particulière du nom de Purgatory, pour la bonne et simple raison qu’ils sont presque tous passés par la cour martiale dans un passé récent. Si certains d’entre-eux se caractérisent principalement par leur héroïsme mal placé ou, au contraire, par leur lâcheté, d’autres s’avèrent être des cas plus compliqués dont l’association ne fait pas forcément bon ménage. Du coup, ils n’échappent pas non plus à une certaine dose de caricature… que le lecteur grognon peut se contenter d’accepter, ça lui fera du bien.

Il s’agit en fait d’une entrée en matière sacrément convaincante. Le dessin, qui tend vers le réalisme, est bien adapté à l’atmosphère générale et, surtout, c’est rythmé. On a à peine le temps de respirer un peu que la page suivante nous balance un drame à la figure. Vu les enjeux (du genre existentiels), Bajram ne se prive pas non plus de dessiner des véritables scènes de bravoure : le sort réservé à Saturne est du genre de ceux qu’on imaginerait en fin de soirée après quatre Trappistes. Pour en revenir au dessin, on ne nage pas dans l’originalité la plus débordante mais un style propre à la série semble malgré tout se dégager. J’ajouterais par ailleurs que certains paysages cosmiques claquent bien.

En bref, ce premier tome d’UW1 peut se résumer ainsi : des personnages pas toujours si sympas, du drame, des vaisseaux spatiaux, quelques scènes épiques, et un gros mystère de la physique. En termes de BD de science-fiction, y’a pas à chipoter : c’est ça qu’on veut. Ça tombe bien, cinq autres tomes suivent.

A noter que l’entièreté de la série est disponible (entre autres) en version numérique sur iOS et Android.

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Une réponse à Saturne rond

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