Le pays des pierogi.

Jeudi 6 septembre 2012, départ de l’aéroport de Charleroi, vers 8h, en compagnie de Clochonou et de Peter, journaliste total. Après un vol sans histoire bien qu’accompagné de publicités incessantes et d’un équipage transformé en hommes-sandwichs (la compagnie était irlandaise), nous atterrissons à l’aéroport de Cracovie.

La première mission, à savoir se procurer de l’argent local et des tickets de train pour le centre-ville, s’avère délicate. La machine à tickets étant en panne et aucun distributeur n’étant en vue, nous échangeons finalement un peu d’euros contre des zlotys, après la tentative infructueuse d’acheter un ticket dans une gare se réduisant à un simple quai. Cette étape inspirera à Clochonou quelques réflexions sur Helmut Zloty, ainsi que l’idée qu’au fond, on n’est pas si mal zlotys. L’idée de prendre le bus nous quittera assez vite, malgré l’aide un peu inutile d’un étrange polonais tentant de commander les billets à notre place (selon Peter, journaliste total, « il faisait n’imp’ »).

Finalement, le train s’avère très pratique, rapide, confortable et efficace. Il nous emmène sans problème à la gare de Cracovie, d’où nous prenons le tram jusqu’au quartier où se trouve notre auberge, le Panda Hostel. A noter que trouver le bon numéro de tram et la bonne voie s’avère un peu compliqué vu le peu de lisibilité des informations situées aux stations (sachant qu’aucun de nous ne parle polonais). Mais le check in à l’auberge se fait finalement sans encombre. A ce propos, je conseille l’endroit aux éventuels voyageurs se rendant à Cracovie. Elle est située dans un quartier très sympa, Kazimierz, le quartier juif, rempli de pubs et de cafés pas chers. Affamés, nous filons vers un resto plutôt bon mais, on le réalisera plus tard, assez cher pour la région (tout en restant franchement abordable, de l’ordre de 6-7€ par personne). L’après-midi consistera en une visite du centre-ville historique, notamment l’immense Grand-Place, avec la Halle aux Draps en plein milieu et la Basilique Sainte-Marie. On trouve aussi, évidemment, des bars avec la bière pas chère, notamment l’Okocim, pas mauvaise mais pas très bonne non plus (j’ai noté : « bof »).

Vue de l’auberge un matin, avec un marché sur la place.

Le soir, après un repas un peu foireux, on se pose à l’Antycafe. L’occasion d’émouvantes retrouvailles avec de la Svijany en bouteille. L’endroit, un bar plutôt classe et spacieux, propose tout un tas de bières polonaises mais aussi, entre-autres, tchèques, tout en projetant des clips étranges sur les murs. Comme d’autres bars de la ville, l’Antycafe a aussi la particularité de disposer de toilettes à la fois immenses et en très faible nombre, avec comme résultat des files de gens prêts à exploser. Si mes souvenirs sont bons, on enchaînera avec le Carpe Diem, sorte de club où il n’y avait en fait pas grand monde (il devait être encore assez tôt j’imagine) et dont on filera après une bière.

Le lendemain matin, la charmante réceptionniste de l’auberge nous conseille plusieurs endroits typiques et pas chers de Kazimierz. Pour le brunch, nous filons donc à Moment, sur la même place que l’auberge. On s’y bouffe un fantastique déjeuner anglais pour environ 10€ à trois. Joie. L’endroit lui-même, décoré avec un tout un tas d’horloges et de réveils anciens, est superbe et les serveurs/serveuses sympas. L’après-midi, nous visitons le château de Wawel, entre Kazimierz et le centre historique. Un très bel endroit, où on trouve notamment une cathédrale et une statue de Jean-Paul II avec qui de nombreuses personnes semblent souhaiter se faire photographier.

La cathédrale du château de Wawel.

Après la visite du château, nous sillonnons Kazimierz, observons diverses églises, et finissons dans un pub. J’y découvre la Perla non pasteurisée, très bonne, ainsi que la Perla au miel, très sympa aussi. Peter, journaliste total, s’interroge sur l’absence de « culture du 33 » dans la région, vu que la plupart des bières font un demi litre, et se demande aussi où se trouve « la frontière du qwerty ». Durant le trajet, nous découvrons aussi diverses autres bières. Dans un bar à bières spéciales (gâché par de la musique naze et des serveuses aussi sympas que des pavés), nous jetons notre dévolu sur une Cornelius (bière blanche avec un goût grillé), la Fortuna (j’ai noté « bien mais pas top »), et une Ksiazece ambrée, pas mauvaise du tout. Par contre, dans le bar Alchemia, au demeurant plutôt agréable quoique sombre, la Tyskie s’avère plutôt mauvaise.

La Basilique Sainte-Marie, sur la Grand-Place.

Le soir, nouvelle mise en pratique des conseils donnés le matin : nous décidons d’aller manger à Polakowski, un petit restaurant réputé comme pas cher mais prisé. L’endroit est mignon, assez petit avec des légumes placés un peu partout en guise de déco et, en effet, on y mange pour rien. Une seule grande table restant libre, nous nous installons à une extrémité et, frileux, commandons des trucs plutôt classiques. Je tombe assez mal, mon repas s’avérant plutôt sec et fade. Sur ces entrefaites, alors que j’expose mon problème, un type installé à nos côtés me passe un pot de sauce à l’ail et de la harissa. Nous réalisons peu de temps après que cette personne parle français. La discussion s’engageant, nous apprenons que l’homme habite Prague mais passe régulièrement par Cracovie (pourquoi ? Mystère), et que Polakowski est son resto préféré. Il nous conseille ensuite diverses choses comme commander des pierogi, une spécialité locale, et aller manger une glace à la myrtille chez un glacier du coin,  puis s’en va comme il était arrivé, c’est-à-dire mystérieusement. Cette personne restera à jamais dans nos mémoires comme Le Messager, l’envoyé destiné à faire de notre séjour une réussite.

La suite sous très peu.

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2 réponses à Le pays des pierogi.

  1. Clovis dit :

    Je m’incline.
    Et ce paragraphe final est très fort en émotion.

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