Précis illustré de diplomatie interstellaire

Alors que l’intérêt pour l’exploration spatiale semble avoir quelque peu repris vigueur ces temps derniers,  je me suis rappelé que je possède dans ma petite bédéthèque quelques ouvrages de science fiction dont je n’ai pas encore parlé. Parmi eux se trouvent les quatre tomes de la série Orbital, débutée en 2006 avec l’opus nommé Cicatrices.

Orbital est une série construite par diptyques. Comprenez par là que chaque histoire se raconte à travers deux tomes. Cicatrices, en tant que premier épisode à la fois d’un diptyque mais aussi de toute la série, consiste surtout à poser les bases de l’univers créé par Pellé, dessinateur, et Runberg, scénariste. En gros, l’essentiel se passe au XXIVème siècle. A cette époque, la race humaine s’est découvert une multitude de compagnons réunis au sein d’une vaste et ancienne confédération qu’elle a elle-même fini par rejoindre, non sans mal. Partis de là, nous suivons une nouvelle recrue de l’Office Diplomatique Intermondial (ODI), Caleb Swany, premier humain à intégrer ce prestigieux organisme diplomatique. A noter que s’il est le premier, ce n’est pas pour rien : les humains en ont été interdits d’entrée après avoir déclenché une guerre meurtrière quelques années à peine suivant leur intégration. Le moins qu’on puisse dire c’est donc que l’agent Swany, représentant d’une espèce dont beaucoup se demandent si elle est civilisée, ne fait pas l’unanimité parmi ses nouveaux potes. Mieux, ses agents fonctionnant par binômes, l’ODI a eu la merveilleuse idée de l’associer à un ressortissant de l’espèce quasi anéantie par les exactions terriennes. Ambiance, donc.

Cicatrices pose les bases d’une série prometteuse. La simple idée de mettre en scène des diplomates et non des guerriers me semble d’ailleurs rafraichissante. Plutôt que d’être plongés au cœur de la guerre, les personnages sont plutôt confrontés aux conséquences de celles-ci, aux dommages collatéraux, aux rancœurs nées de part et d’autres du conflit. La mission confiée aux deux nouveaux agents de l’ODI est par ailleurs fort épineuse : une sombre histoire de mineurs terriens refusant de quitter le satellite qu’ils ont colonisés des années durant sans que l’espèce voisine y trouve rien à redire, jusqu’à maintenant. De nombreux clins d’œil à l’actualité sont présents, comme le concept même de cette confédération, qui évoque notre très terrienne ONU mais aussi l’Union européenne, posant la question de l’intégration ou non à ce genre d’organisme. Quant au dessin, il est agréable. Pas de trouvaille incroyable à signaler mais le look des diverses races aliens est sympa, de même que l’univers en général. Les expressions des personnages humains m’ont toutefois parues peu naturelles par moment.

Au final, ce premier tome, bien qu’il n’aille finalement pas très loin (il s’agit plutôt d’une espèce de grosse introduction), ne peut que donner envie de lire la suite. En espérant cependant que les personnages principaux finissent par s’avérer aussi intéressants que le contexte créé autour d’eux.

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2 réponses à Précis illustré de diplomatie interstellaire

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