Un samedi à Floreffe

Ce weekend, j’ai passé quelques heures à Esperanzah, le temps d’un break. Mon choix s’est porté sur le samedi. Raison majeure, la présence de Misteur Valaire, groupe difficilement classable (tentons : de l’électro mâtinée de hip hop avec une touche jazz, de la pop et beaucoup de fun) trônant au firmament de mes favoris et dont le concert à Dour, l’an dernier, m’a laissé un souvenir indélébile. Raison mineure, celle de Caravan Palace et son électro-swing pour clôturer la soirée. Pour le reste, je n’avais (contrairement à mes habitudes) qu’une très vague idée de l’affiche du jour et, à dire vrai, je m’en fichais un peu.

Après un voyage charmant de deux heures trente en train omnibus à travers la glorieuse Wallonie éternelle, arrivée sur le site, non sans m’être fait accoster d’entrée de jeu par un communiste radical persuadé que je serais ravi de financer son journal. Mais bref, passons. Répétons-le : profiter d’un cadre tel que celui de l’abbaye de Floreffe est clairement une très bonne idée, d’autant que le temps était plutôt avec nous. Autre point positif : les bières, pas plus chères que dans un autre festival mais bien meilleures (de la pils biologique de la brasserie de Silly, très rafraichissante). En plus de ça, les amateurs de spéciales pouvaient également tenter les bières spéciales de la brasserie de Floreffe, pour un peu plus cher toutefois. Et tant qu’à rester dans le gustatif, le choix en matière de bouffe est éminemment appréciable. Les hamburgers, sur lesquels je ne pouvais manquer de jeter mon dévolu, ne m’ont pas moins déçu que l’an dernier (j’ai repris le même : un Barbare, un nom qui claque pour un vrai délice).

Pour changer, une photo de la foule durant le concert de Misteur Valaire. Je suis probablement dessus, vers le devant, mais je ne me suis pas trouvé.

Rayon musical, il s’agissait de deux groupes que j’avais déjà eu l’occasion de voir précédemment. Pour être direct : dans les deux cas, j’avais préféré la première fois. A chaque fois, c’est la qualité du son qui m’a ruiné une partie du plaisir, essentiellement à cause d’un excès de basses franchement inutile sur la scène Côté Cour. Le show bien rôdé de Misteur Valaire reste fantastique, les cinq musiciens québecquois sont à la fois très bons, très présents et drôles, mais c’est bien parce que je connaissais les morceaux par cœur que je pouvais distinguer certains instruments (tels que la trompette et le synthé, complètement noyés). A noter par ailleurs une interview intéressante et rigolote du groupe sur Radio Esperanzah.

Constat similaire pour Caravan Palace où l’abus de basses en devenait douloureux pour les oreilles. Cela dit, le reste du public avait l’air ravi. A noter une remarque pertinente de Clochonou sur la performance des musiciens français : leur tendance à réclamer très souvent l’appui et les applaudissements du public. Si je n’en ai pas été forcément choqué (bien que je me sois fait la réflexion), il a lui trouvé ça plus qu’excessif. Voilà, il ne sera pas dit que je ne laisse pas la parole aux autres (même à ceux qui mangent le programme pour passer le temps). Entre ces deux concerts, je me souviens d’un passage au concert de Hilight Tribe, dont la trance n’était pas sans éveiller ma curiosité mais qui m’a aussi vite fatigué. Quant au concert de El Gusto, apparemment mémorable si j’en crois mes lectures du lendemain, je l’ai écouté de loin, assis dans l’herbe, et je ne peux donc pas en dire grand-chose sinon que c’était bien agréable. Y’a des jours comme ça où la curiosité passe au second plan, derrière le simple plaisir de passer un moment peinard.

N’ayant été vraiment attentif qu’à deux concerts, je peux difficilement juger de la qualité de l’ensemble. J’espère juste que j’ai simplement joué de malchance niveau balance des basses (à la lecture d’autres comptes-rendus, il semble que je n’étais pas seulement mal situé). Cela dit, j’ai pourtant passé un moment agréable, finalement. Quant à l’enrobage éminemment politique et dégoulinant de l’ensemble, le fait est qu’on est prévenu à l’avance de ce qu’on va y trouver. A partir de là, s’en plaindre serait faire preuve de mauvaise foi, d’autant que l’atmosphère reste vraiment chaleureuse. Qu’on y adhère ou pas, ce festival restera pour moi toujours bien plus sympathique que le froid et boursouflé Werchter.

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