Dour 2012 (2) These boots are made for dancing

JOUR 2

Lever du vendredi un peu moins facile que le précédent, ma voix se réduisant à un vague son éraillé. Nous végétons tous au camping durant quelques heures le temps de trouver la motivation nécessaire à traverser l’immense champ de boue qu’est devenue la plaine du festival. Il pleut, bien sûr, dès mon réveil, et ça ne s’arrêtera que par intermittence jusqu’à la fin du festival. C’est sur le coup de 16h que nous arrivons sur le site, le temps de voir la fin de The Inspector Cluzo & The FB’s horns, de loin, de s’asseoir un peu sur les bancs de La Petite Maison et de décider de la suite : une bonne partie de la troupe reste pour se prendre une dose de rock avec Hanni El Khatib et, quant à moi (accompagné de Clochonou) je vais voir Speech Debelle pour ce que j’espère être un bon gros set hip hop. Avec le recul, j’en suis un peu déçu. Le Dance Hall était il est vrai très clairsemé mais, même si la rappeuse anglaise a fait du bon boulot, il m’a semblé manquer quelque chose à son concert. Pendant le même temps, Hanni El Khatib sortait semble-t-il un très très bon set.

Je trouve cette vidéo très parlante. 

Ensuite, petite pause n’importe quoi, Pipette tenant absolument à aller faire du rodéo au stand bien vulgos d’une bière bien connue quoique fort peu goutue. June et Toumou ne résisteront d’ailleurs pas à la tentation d’en faire autant (et si je me souviens bien, c’est Toumou qui s’en est le mieux sorti). Au passage, je salue le fait que, malgré leur présence très voyante, les stands publicitaires soient moins envahissants qu’il y a quelques années (je crois que c’est en 2010 que le bouchon avait vraiment été poussé trop loin en polluant jusqu’aux sets de certains groupes). A peu près à ce moment-là, vers 18h, Jean m’annonce qu’il revient sans tarder avec du ravitaillement de Whisky. Par la suite, alors que Clochonou, la Poire et son frère ainsi que Blatte vont danser sur A.S.M. (A State of Mind), je m’assieds à proximité histoire d’écouter en mangeant un bon gros mexicanos ainsi qu’un morceau de ma langue qui passait par là. Le mix « langue mordue + mexicanos + andalouse piquante », je vous le conseille, ça arrache. Bref, A.S.M. était apparemment très bon, un peu à la manière de Wax Tailor, ce que j’ai pu constater de loin. A 20h, Dinosaur Jr. se produisait sur la Last Arena, un concert auquel je n’ai pas été réceptif du tout, passons donc dessus et continuons avec Puppetmastaz sous le Dance Hall. Puppetmastaz, j’avais découvert ça aux Ardentes il y a quelques années et j’avais été soufflé par le concept : un concert donné par des marionnettes gangsta qui balancent du rap dans ta face. J’avais adoré. Pour cette fois, j’en ressors avec deux sentiments : alors que j’ai vraiment apprécié le concert tant qu’il était donné par les marionnettes, j’ai d’un coup moins accroché quand les artistes en chair et en os sont apparus pour, je pense, présenter le dernier album du collectif. Cela dit, ça restait une très bonne prestation. Quant à Sebastien Tellier et St. Vincent, ils se produisaient en même temps que Puppetmastaz et je n’ai donc malheureusement pas pu aller assister à leur concert.

A 23h : nouvelles retrouvailles, cette fois-ci avec Battles que j’avais vu sur la feu Red Frequency Stage il y a quelques années à Dour (l’occasion pour moi de signaler que cette seconde scène ouverte me manque beaucoup mais que, pour le coup, la météo a justifié son absence). Bilan du concert : impeccable, il a d’ailleurs été filmé par Arte et est visible ci-dessus dans son intégralité. Par la suite, je me souviens avoir fait l’idiot pendant une bonne heure avec June sur la Last Arena en écoutant distraitement Blackstar, avant de me rendre pour une unique fois à la Cannibal Stage pour le concert des liégeois de The Experimental Tropic Blues Band. En gros, il s’est agi d’un set que je qualifierais de « GROS ROCK DANS TA FACE ». Tellement dans ma face que j’ai deux souvenirs du concert : « 1. Je profite du concert les yeux écarquillés » « 2. Je dors comme une masse sur un banc à côté de la Cannibal ». Je me réveille 20 minutes après le concert avec quelques SMS m’indiquant que la bande est sous le Club Circuit pour le set de Datsik. Après le gros rock dans ma face, ce sera donc la grosse dubstep dans ma tronche. Il me faut cependant une bonne demi-heure pour me remettre d’aplomb, mon état approchant celui de l’épouvantail abandonné en pleine tempête. Jean, enfin revenu (« sans tarder » signifiant pour lui environ 3 à 4 bonnes heures) me propose du Whisky (entre-autres) que je suis bien incapable d’avaler. Allez savoir comment, après Datsik, j’ai continué la nuit avec Delta Heavy, pour finalement craquer une demi-heure avant la fin pour la plus grande déception de Dudu et de son ravissant marcel rose.

La suite à venir sous très peu.

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Une réponse à Dour 2012 (2) These boots are made for dancing

  1. Clovis dit :

    Ouais, Speech Debelle m’a aussi laissé un peu sur la faim. Très bon « flow » comme y disent les autres, mais il manquait clairement quelque chose, un jeu de scène un peu moins plat peut-être ? Le côté sous exploité des instruments présents ?
    Et Dinosaur Jr, j’en ai aucun souvenir tellement ça m’est passé par dessus la tête.
    MAIS ASM KOI. SISI LA FAMILLE.

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