Dour 2012 (1) Clap 7ème

C’est que je commence à m’y sentir chez moi, à Dour. Comme chaque année, voici mon petit compte-rendu de ce qui fut un excellent cru 2012.

PROLOGUE

Départ pour Dour dès mercredi midi, certains en voiture et d’autres en train. Pour ma part, j’ai réussi à m’incruster dans une voiture pour un trajet sans histoire si ce n’est une pluie torrentielle qui aurait dû nous servir d’avertissement quant à la météo qui allait suivre. Vu l’heure d’arrivée peu avancée, aucune difficulté à trouver une place sur un parking encore bien vert. Munis du matos minimum et une fois rejoint par tout le monde, en route pour le camping, l’occasion de noter que, à cette heure-là, ça avance de manière plutôt fluide. Nous trouvons finalement une place au fond du camping B (notez : l’ouverture officielle est à mercredi 16h mais le camping A était déjà plein à craquer et le B quasi rempli à 15h). Ce moment est en général l’occasion pour moi de maudire les propriétaires de tentes « minutes » pour qui la difficulté principale consiste à placer les tendeurs aux bons endroits. Point positif : vu l’humidité ambiante, enfoncer des sardines ne pose aucune difficulté.

Après ça, retour à la voiture pour chercher le reste des affaires en toute sérénité, avec une indispensable pause bière au parking. C’est là que June, Pipette et Clochonou (oui, j’ai remplacé les noms des gens) tombent d’accord sur le fait que l’hymne officiel de notre troupe sera « What’s new pussycat » de Tom Jones, parce-que le bon goût c’est important. Les fouilles à l’entrée se passent sans difficulté, je constate même que ramener des canettes n’est pas interdit, à condition de n’en prendre que douze par personne (il ne faudrait pas froisser les chers sponsors). Au passage, toutes mes pensées vont au type refoulé avec une brouette remplie car « les brouettes, c’est interdit ». Je ne saurai jamais comment il s’en est sorti. Sur le chemin du retour au camping, force est de constater que Clochonou et moi avons sur-estimé notre capacité de transport. Fort heureusement, nous tombons sur Peter, journaliste total, qui nous soulage de quelques sacs. Il en profitera ensuite pour exercer son métier en nous posant quelques questions.

J’appréhende d’habitude la soirée du mercredi où 20.000 campeurs entassés attendent le lendemain avec peu d’activité à leur disposition, si ce n’est entamer les réserves d’alcool et autres substances. Toutefois, l’irruption d’un rappeur itinérant venu faire un peu de beatbox rien que pour nous à notre campement à égayé tout ça. Je le retrouverai même un peu plus tard dans la soirée quand, je ne sais plus trop comment, je me serai retrouvé moi-même à squatter un autre campement. Autre moment amusant : constatant que les grands pylônes éclairants des années précédentes ont été remplacés par des formats plus petits et plus nombreux, Dudu s’est enquit d’en connaître la raison à un steward qui passait par là. Explication invoquée : il était trop facile de les éteindre. 10 minutes plus tard, celui à côté duquel nous étions assis (et qui faisait par ailleurs un sacré boucan) est éteint par quelques campeurs : fail, donc.

JOUR 1

Réveil déjà un peu difficile le jeudi matin, trop tôt à mon goût, mais bonne humeur omniprésente. On économise nos énergies avant de se mettre en marche peu après 14h pour, enfin, pénétrer sur ce bon vieux site et ses 7 scènes. L’occasion de remarquer quelques changements judicieux : les emplacements de La Petite Maison Dans La Prairie (d’ordinaire la plus éloignée de l’entrée) et de la Balzaal (l’an dernier juste à l’entrée) ont été inversés. La Baalzal, spécialisée dans le dubstep et l’électro bien violente, est désormais en face de la Cannibal Stage (spécialisée dans tout ce qui est metal, hardcore, etc), ce qui m’a paru plutôt intelligent. Autre changement trrrès bien accueilli : l’irruption de tout un tas de bancs et de tables juste à l’entrée, à côté de La Petite Maison.


#04 LA FEMME I DOUR (SCENE DE BAIN) par scenedebain

Si dessus, La Femme se produisant dans la salle de bain de la salle de presse de Dour

Et la musique ? J’y viens. Premier groupe, premier gros coup de cœur. Les français de La Femme se produisaient à 14h40 et m’ont déjà propulsé au milieu de la nuit avec une musique mélangeant surf rock, new-wave, yéyé et électro. Je n’avais jamais été conquis aussi tôt durant le festival et c’est un de mes grands moments de cette édition. J’étais au courant de leur bonne réputation en live et ils n’y ont vraiment pas failli. A noter que June n’est pas d’accord : pour lui, la mauvaise qualité du son a gâché le set. Je n’ai personnellement pas été dérangé par ce défaut. Groupe suivant, autre coup de cœur : Nick Waterhouse et son r’n’b à l’ancienne (façon Ray Charles). Je n’en ai pas perdu une miette, un autre grand moment en ce qui me concerne. La suite est un peu effilochée : La Phaze me paraissait être un groupe intéressant que j’ai finalement cordialement détesté. Dan San, qui jouait en même temps, ne m’a pas non plus laissé de souvenir marquant. Mais bon, après La Femme et Nick Waterhouse, je pouvais déjà considérer mon après-midi comme très réussi. J’ai donc décidé de faire l’impasse sur Black Box Revelation, après avoir jeté un œil torve au début de leur set, et Great Mountain Fire (le concert de ces derniers était semble-t-il de grande qualité mais je me console en me disant que je les ai vu l’année passée en posant le même constat)  pour aller me reposer au camping, mon énergie étant déjà consumée.

Retour sur le site sur le coup de 22h, juste à temps pour la prestation de Caribou sur le Club Circuit Marquee. J’en attendais beaucoup mais n’en ai pas tiré grand chose, le son étant bizarrement étouffé. Il semble qu’il fallait être bien placé pour en profiter. Tant pis, direction la Last Arena pour une autre tête d’affiche : les anglais de Franz Ferdinand. Si mes souvenirs sont bons, c’est là qu’il a commencé à pleuvoir, la journée ayant jusque là été plutôt ensoleillée. C’est donc sous la pluie et en K-W que j’ai assisté à ce bon concert. Du moins, je m’y suis vraiment amusé durant les 40 premières minutes, ponctué par quelques tubes dont l’inévitable Take Me Out (quand il passera à la radio dans 50 ans, je dirai à mes petits enfants que papy les a vu en vrai). La suite de la nuit, c’est Busy P et un DJ set de Sebastian à la Magic Soundsystem, qui ont plus que largement remplis leur office. Pour une première journée, ce fut une incontestable réussite.

Classique. Mais efficace.

La suite arrive sans tarder.

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2 réponses à Dour 2012 (1) Clap 7ème

  1. Tolga dit :

    J’attends la suite avec impatience ^^

  2. Clovis dit :

    WOHOO-WOHOOHOOOHOOOO!
    J’aime cet article et ces anecdotes (j’avais oublié cette pauvre histoire de brouette).

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